Condamné par la médecine, j'ai sauvé mon chat de la mort!


Vous êtes habitués à des sujets liés à la beauté ou au bien-être. Aujourd’hui j’ai choisi de vous partager une partie de mon histoire, de celle de mon animal de compagnie nommé Brigitte, alias Gigitte. Gigitte c’est mon chat, une femelle chartreux de 4 ans et demi.

Début janvier j’ai observé qu’elle allait toutes les 5 minutes à sa litière pour tenter de faire 2 gouttes de pipi. Je percevais de la souffrance dans son regard. Alors je l’ai conduite chez le vétérinaire. Le diagnostic est simple, c’est une cystite. Sur place, une injection d’anti-inflammatoires lui est administrée. Je rentre chez moi avec Gigitte, un médicament à lui donner pendant quelques jours, du Metacam et un nouveau paquet de croquettes spéciales problèmes urinaires.

Dès le lendemain, la cystite semblait être passée mais j’ai remarqué qu’elle ne mangeait plus. Ni les nouvelles croquettes, ni les anciennes. Quelques jours plus tard je ne la trouvais pas plus en forme côté appétit. Elle semblait triste, en manque d’énergie. Elle ne marchait presque plus. Elle restait là où elle était, abattue!

Le mardi 17/01: Je retourne donc voir le vétérinaire. Et là le diagnostic se corse. On m’annonce, après une prise de sang, qu’elle souffre d’une pancréatite et probablement d’une faiblesse au foie. Je ne suis pas autorisée à la ramener chez moi. Elle reste donc sous traitement et observation chez le vétérinaire. Un cathéter et un perfuseur lui sont posés pour faire passer les médicaments préconisés. On m’explique que la pancréatite est très longue à soigner, qu’il va falloir s’armer de patience, que la guérison est fréquente, mais pas systématique. En résumé, il fallait être patient … et riche au passage.

Le jeudi 19/01: Une sonde oesophagienne lui est posée car cela fait plusieurs jours qu’elle ne s’alimente pas assez. Le Liquid Recovery de Royal Canin devient sa nourriture à raison de 4 à 5 fois 40 à 50ml par jour. Bien sûr nous allons lui rendre visite régulièrement mon ami et moi pour lui montrer que nous sommes présents, qu’elle n’est pas seule, que l’on ne l’abandonne pas. A chaque fois que l’on va la voir, on nous met à disposition une salle de consultation où l’on nous laisse tranquille pour câliner notre chat. Dans ces instants je ressens sa gratitude. Elle se colle à moi … c’est dur de la voir comme ça. Et en même temps j’ai l’impression qu’elle me dit « ne me laisse pas là » …

Après quelques jours de soins, elle elle semble aller mieux. Je suis autorisée à la reprendre le samedi 21 pour le week-end. Elle est plus tonique et re-marche. Je suis ravie de voir que sa pancréatite semble se guérir plus rapidement que prévu. Je repars donc avec Gigitte, ses médicaments, son alimentation liquide à passer dans la sonde et un nouveau paquet de croquettes spéciales problèmes hépatiques pour stimuler la reprise alimentaire naturelle et bien sûr avec presque 500€ en moins! Elle n’a pas voulu mangé une seule de ces croquettes. Alors nous la nourrissions par la sonde avec le Liquid Recovery. Nous lui administrons scrupuleusement ses médicaments. Mais très rapidement pendant le weekend son état s’est dégradé.

Lundi 23/01: Nous retournons chez le vétérinaire et là le bilan est lourd. Le vétérinaire pense qu’elle n’a pas supporté le traitement qui lui avait été confié pour le weekend. Le diagnostic se corse, elle souffre d’une péritonite. Le souci au niveau du pancréas s’est propagé au niveau des autres organes proches. Ils sont obligés de la garder. Les soins évoluent, la facture aussi.

Entre temps, j’ai pris le temps de regarder la notice du Metacam. Et là, surprise! Les effets secondaires notés possibles sont: perte d’appétit, léthargie, insuffisance rénale, … et dans « de très rares cas, des élévations des enzymes hépathiques ». Il est aussi noté « ces effets indésirables (…) peuvent êtres sévères ou fatals dans de très rares cas ». Bien sûr cela peut être un hasard, mais mon intime conviction me dit le contraire … Cela me rend folle. J’en parle au vétérinaire, mais forcément elle me dit que dans toute sa carrière elle n’a jamais rencontré cet effet secondaire lors d’une prise de Metacam.

Gigitte reste donc chez le vétérinaire jours et nuits. Nous continuons d’aller la voir.

Son état général s’aggrave. Je passe le jeudi 29/01 pour en discuter avec le vétérinaire. Quand je la vois je m’effondre en larmes. Je vois bien qu’elle est mal … son visage est différent, son regard …

Il nous est conseillé de l’opérer. Objectif: ouvrir pour constater les dégâts, voir si son problème n’est pas lié à une tumeur (ce qui ferait évoluer la suite des soins) et en profiter pour faire un rinçage abdominal. Cette opération a un prix. Après concertation avec mon ami on décide de la faire. Il était possible de la faire le soir même. Mais il n’y a personne la nuit pour surveiller les animaux, alors j’opte pour le créneau du lendemain matin. S’il se passe quoi que ce soit après l’opération, c’est plus sûr. Etant branchée bien-être, je demande quand même au véto ce qu’elle pense de la médecine naturelle. Je lui fais part de mes doutes, que peut-être elle ne tolère pas les médicaments. Plus on lui en donne plus elle est mal. Elle est ouverte à la proposition et me dit que l’on pourra essayer après l’opération si cela ne va pas mieux. En attendant je reste un bon moment seule avec elle. Je lui enlève sa collerette et desserre un peu son pansement qui protège et maintient la sonde … elle respire mal. Cela me fait mal au coeur. Mais il faut que je sois forte pour elle.

Le vendredi 27/01, le vétérinaire m’appelle le matin à 10h00, heure de l’opération. J’étais au travail, à 1 heure de chez moi. Elle m’annonce qu’il est impossible de l’opérer car elle a fait un oedème facial ainsi qu’au niveau des pâtes avant dans la nuit. Elle ne supporterait pas l’opération. Elle m’explique que l’on peut faire une autre opération, plus lourde, dans l’optique de faire une transfusion sanguine. Mais elle m’explique que c’était quasi sans chance et que le prix n’était plus le même. La 2ème option était l’euthanasie. Elle me dit d’y réfléchir, de venir pour 15h00. Je raccroche, je fonds en larmes. J’ai tellement pleurer que les larmes me reviennent en rédigeant cet article. Le mascara coule jusque dans mon cou. J’appelle mon ami pour lui expliquer tout ça. On opte pour la solution 2 car nous ne voulons pas d’acharnement sans espoir. Par contre, je voulais passer une dernière nuit avec ma Gigitte. Mon ami n’était pas trop chaud, car il ne voulait pas la voir dans un mauvais état. Mais il respecte mon souhait. J’appelle aussi ma mère pour lui annoncer. J’ai bien du mal à parler et à trouver les mots. Elle comprend tout de suite. Je lui demande si on pouvait l’enterrer dans le jardin. C’est horrible, repenser à tout ça … Et là sur la route, mon ami m’envoie un sms « Tu ne veux pas lui injecter de l’eau de Quinton »? Il a lu dans mes pensés! Nous avions tous les deux envie de prendre le relai. Foutu pour foutu il fallait essayer de la soigner naturellement! L’eau de Quinton, je vais en reparler plus bas, c’est quelque chose dont nous connaissions les bienfaits, mais que nous n’avions jamais essayé. Alors avant d’aller chez le véto, je passe en magasin bio pour en acheter. Quand j’écris ces lignes je me rends compte à quel point cela aurait dû être l’inverse: Pourquoi ne commence-t-on pas par opter pour des solutions naturelles? Pourquoi nous nous jetons sur des molécules chimiques …

J’arrive chez le véto et là je m’effondre. Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais quand j’ai vu mon chat … Son oedème facial l’a déformée! Son visage est absolument énorme. L’eau ressort par les tissus. Des gouttes tombent de son museau, de ses babines … c’est horrible. Elle respire fort et mal! J’explique au véto que nous avions choisi l’euthanasie, solution préconisée. Mais que l’on reviendrait demain pour le faire afin de passer une dernière après-midi et nuit avec notre animal. Elle m’a dit que c’était de « l’inconscience ». Elle avait une consultation. J’ai alors attendu avec Gigitte qu’elle termine. Nous étions dans une pièce seules. Et là j’ai vraiment pleuré … j’ai voulu la prendre en photo pour l’envoyer à mon ami, mais je ne l’ai pas fait. Je ne voulais pas garder cette dernière image d’elle. Aujourd’hui je regrette de ne pas avoir pris cette photo. Car depuis je suis allée sur Google images, et je vous promets que je n’ai vu aucune photo aussi impressionnante que Gigitte. La véto revient me voir et on discute de la situation. Elle finie par me laisser mon chat et le rendez-vous est pris pour le lendemain. Je repars seulement avec le Liquid Recovery, alimentation liquide et refuse les médicaments que le corps médical voulait continuer à administrer.

Et là c’est le début d’une aventure hors du commun!

Cela commence dans la voiture. Je pose Gigitte à côté de moi. J’allume la radio, et là passe la chanson de Céline Dion, « Encore un soir, Encore une heure, Encore une larme de bonheur ». Synchronicité ou pas, j’ai trouvé cela dingue.

Pour notre dernière après-midi, je me pose au lit avec elle et commence à mettre un film. Mais impossible de le suivre, de me concentrer. Alors je décide de regarder un de mes films préférés: Dirty Dancing. Cela me permet de relâcher un peu tout en câlinant mon chat. Après Dirty Dancing, j’enchaine avec N’oublie jamais. J’ai pleuré, beaucoup pleuré. J’ai aussi prié. Et je lui ai parlé. Je lui demandé de partir dans la nuit si c’était son moment ou de rester. Mais si elle choisissait de rester, c’était pour se battre et s’en sortir. Mon ami rentre du travail. Il hallucine de la voir dans cet état. On commence à regarder des dizaines et dizaines de sites pour savoir comment soigner naturellement une pancréatite, péritonite, ce qu’il faut ne surtout pas donner. On recherche les causes. Pourquoi un chat fait-il un oedème … après des heures passées à chercher quoi